Dans l’imagerie populaire, dès qu’une friction éclate au sein d’une famille polygame, on pointe immédiatement du doigt un coupable idéal : la jalousie. On réduit les tensions à cette unique passion destructrice, comme si elle était le déclencheur automatique de tous les maux. C’est un raccourci facile, et bien souvent, c’est faux. La jalousie existe, certes, mais elle ne résume pas la complexité d’une vie collective. Lorsque plusieurs personnes vivent sous le même toit, les frictions naissent tout simplement du nombre, de la promiscuité, de la fatigue et des frottements du quotidien. Le véritable enjeu, ce n’est pas l’existence de ces étincelles, c’est la manière dont on les gère. Le rôle d’un chef de famille se mesure d’ailleurs à sa capacité à piloter ces humeurs et à maintenir l’équilibre.
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