Lorsqu’on aborde la polygamie de l’extérieur, on commet souvent une erreur fondamentale : on s’imagine qu’il suffit d’un tableau Excel, de règles de gestion millimétrées et d’un chronomètre pour régir l’harmonie d’un foyer. On voudrait diviser l’affection, le temps et les ressources par parts égales, comme un comptable devant son bilan. Mais l’humain n’est pas mathématique. La vie réelle, avec ses urgences, ses drames, ses joies et ses imprévus, pulvérise rapidement ces illusions bureaucratiques. En choisissant de vivre tous ensemble dans un même lieu — avec des espaces d’intimité préservés mais une proximité immédiate — plutôt que dans des appartements dispersés aux quatre coins de la ville, on fait le choix du vivant contre la froideur des tableurs.
Cet article est réservé aux Membres du Cercle.
Votre souscription est un soutien à notre indépendance, elle vous permet d’accéder à l’intégralité du Journal et tous nos décryptages.