Guerre d’usure et vengeance séculaire : pourquoi la france ne lâchera jamais le Sahel

Cela faisait un moment que je n’avais pas pris la plume pour décortiquer l’actualité. Mais au vu des récents événements qui secouent notre région, un rappel à la réalité s’impose. Entre l’échange d’otages au Mali et la tentative de déstabilisation à Niamey, certains semblent céder à la naïveté ou à la précipitation sur les réseaux sociaux. Il est temps de poser les faits, de démocratiser la réflexion stratégique et d’intégrer une vérité fondamentale : la france ne lâchera jamais l’affaire. Jamais.

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L’affaire Vézilier : la preuve par l’échange

Commençons par la libération récente du sieur Vézilier, cet agent de la DGSE arrêté et condamné à 20 ans de prison au Mali pour tentative de déstabilisation. Sa libération contre 82 militaires maliens retenus en otage a fait couler beaucoup d’encre. Mais qu’enseigne réellement cette transaction ?

Elle révèle une vérité lumineuse. Seules deux entités avaient un intérêt à voir cet espion libéré : sa famille et l’État français. Une famille n’a aucun pouvoir de négociation face à une telle condamnation d’État. Seul le gouvernement français avait la capacité de négocier. Et avec quoi la france a-t-elle négocié ? Avec 82 soldats capturés sur le terrain par des groupes terroristes comme le FLA et le JNIM.

Le calcul est simple : la france négocie la sortie de son agent en faisant libérer des prisonniers aux mains des terroristes. Cela confirme ce que nous répétons depuis le début : ces mouvements dits terroristes sont les instruments de la politique étrangère française. C’est la france qui tire les ficelles, arme et oriente ces groupes. Pour Bamako, récupérer 82 de ses hommes contre un seul individu reste une victoire tactique et humaine, mais la leçon politique, elle, est définitive.

L’attaque de Niamey : la récidive permanente

Dans la nuit du 29 août 2026, une nouvelle attaque a visé la base militaire et l’aéroport de Niamey, cherchant visiblement à porter atteinte au pouvoir du général Tiani. Heureusement, cette tentative a été déjouée par les forces patriotiques.

Pourquoi cibler systématiquement l’aéroport de Niamey ? Ce n’est pas un hasard stratégique. Au-delà du symbole, des informations persistantes indiquent que d’importantes quantités d’uranium y sont stockées. Que l’attaque soit menée par des mutins, des mercenaires ou des relais locaux, ne soyez pas surpris si l’on découvre, dans l’ombre, la présence d’un autre agent du type de Vézilier.

Trois pays, trois motifs d’acharnement

  • Le Mali et la vengeance pure : Au-delà des richesses minières du Nord, l’acharnement contre Bamako est mû par la rancœur. La france a subi au Mali une humiliation militaire et diplomatique historique. Pour un pays qui se veut une grande puissance membre du G7, cette expulsion est une blessure d’orgueil inestimable. Ils veulent la tête du président Assimi Goïta, peu importe le temps et les milliards que cela coûtera.
  • Le Burkina Faso et la vulnérabilité géopolitique : Malgré le patriotisme exemplaire et féroce du peuple burkinabè, le pays souffre d’une position géographique vulnérable, notamment par sa frontière avec la Côte d’Ivoire. Il constitue une cible de choix pour affaiblir l’ensemble de l’alliance.
  • Le Niger et l’impératif stratégique de l’uranium : C’est le cœur du réacteur français. La france peut se passer temporairement de certaines ressources, mais pas de l’uranium nigérien qui alimente son parc nucléaire. L’abandon du Niger est une impossibilité stratégique pour paris. Les présidents de paille comme Bazoum ne sont que des pions jetables ; ce qui compte pour la france, c’est le contrôle de la ressource.

La leçon d’Haïti : une guerre sur plusieurs siècles

Il est vital de sortir d’une vision à court terme. La france vit au-dessus de ses moyens, asphyxiée par la dette, mais elle continuera de faire tourner la planche à billets pour financer des mercenaires, de l’armement et des officines de déstabilisation. Même au bord du gouffre économique, sa politique d’ingérence ne s’arrêtera pas.

Regardez l’histoire : l’indépendance d’Haïti date de 1804. Cela fait plus de deux siècles que la france, main dans la main avec d’autres puissances, fait payer au peuple haïtien l’audace de s’être libéré. Il n’y a rien à gagner à Haïti, c’est de la punition historique.

Pour le Mali, le Niger et le Burkina Faso, la menace ne durera pas dix ou quinze ans. Elle durera des siècles. Nos gouvernements, nos militaires et nos citoyens doivent intégrer cette réalité dans leur quotidien : la vigilance doit être permanente. Aucune victoire ne doit être célébrée comme définitive, aucun répit ne doit relâcher la garde. La guerre pour notre souveraineté est un engagement de chaque instant et pour les générations à venir.

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