L’imaginaire collectif

Dans l’imaginaire occidental collectif, le polygame est un homme à femmes, qui ne peut rester fidèle, ne pratiquant donc qu’une polygamie articulée sur cette sexualité. Comme expliqué dans Le Socle des Mondes, l’homme est polygame depuis la nuit des temps, taillé pour l’être et pratiquant de fait, marié ou non. Qu’on apprécie ou pas ces faits, ça ne changera rien à la réalité. Lutter contre l’ADN, même si l’on pourrait bien sûr discuter sur l’apaisement d’un patriarcat dictatorial, est un combat vain.

C’est donc dans son apparat le plus animal qu’on imagine cet homme. Il a plusieurs femmes, qu’il consomme à sa guise, où il veut, quand il veut, et tant qu’on y est, sous une même couverture, ou pas. Lorsque je précise « imaginaire occidental collectif », je veux dire qu’en dehors de la société blanche, nul ne s’imagine le polygame comme le blanc l’imagine. La seule raison qui l’explique est que la polygamie, celle telle que pratiquée par toute culture qui pratique traditionnellement le mariage pluriel, ne fait pas partie de l’univers blanc. Pour la penser, on doit aller chercher ce qu’il s’imagine, ce qui intrigue et passionne le blanc, le sex pluriel.

Au final donc, pour le blanc, les épouses de cet homme sont des esclaves sexuelles, telles qu’il les désire dans son for intérieur tapissé de pornographie. Il rêve d’être cette personne, qu’il la fustige ou pas en façade, il désire ce qu’il croit qu’elle réalise. Il l’admire pour ce qu’elle assume, car il est lui-même un polygame frustré.


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